Chiropratique et collaboration professionnelle

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collaboration-professionnelle-chiropratique-hull-aylmerAvez-vous déjà entendu parler du « bonhomme sept heures »? Enfant, parfois nous utilisions cette technique pour motiver les enfants à aller se coucher. N’ayant aucune idée à quoi il ressemblait, ni ce qu’il faisait, nous savions qu’il était seul et l’Imaginions vêtu de noir; nous avions une certaine crainte du bonhomme 7 heures. Des années plus tard, à l’université en chiropratique, dans nos cours d’histoire de la profession, on nous avait mentionné que les chiropraticiens avaient déjà été qualifiés de « bone setters » au début des années 1900. Jusque-là tout va bien; ce n’est que quelques années plus tard encore, qu’un patient en clinique explique que le « bonhomme sept heures » est probablement en fait un dérivé québécois du « bone setters », qui faisait sans doute un peu peur aux gens de l’époque.

Cette petite anecdote est expliquée parce que la crainte du bone setter et ses allures de solitaire ont longtemps collé à la peau de la profession chiropratique. Même au niveau légal, les échos entendus sur notre Ordre professionnel et de l’Office des professions du Québec est que pendant longtemps, les chiropraticiens ne daignaient même pas se rendre aux réunions et que la plupart des dirigeants des autres Ordres professionnels n’avaient même jamais rencontré de chiro. Bien entendu, différentes choses peuvent expliquer cela : le contexte historique, le sentiment d’être pourchassés comme dans une chasse aux sorcières des chiros, la fameuse guerre de clocher dont il a déjà été fait mention.
Heureusement, cette situation a changé, même s’il existe encore parfois une certaine réticence chez certains patients à consulter un chiropraticien. Et ce changement, qui se fait encore aujourd’hui, se fait d’abord et avant tout sur le terrain dans nos régions/villes. Oui, d’un point de vue légal les lois peuvent changer, et il faut le répéter, c’est ce que nous espérons. Mais si, sur le terrain tous les intervenants en santé ne discutent pas entre eux, au final, les grands perdants sont les patients.

Nous parlons de collaboration professionnelle aujourd’hui pour vous dire que les chiropraticiens ne sont plus dans leur coin, ou au fond du rang 7 vêtus de noir tel un bone setter, ou absents des rencontres gouvernementales. Nous sommes bien là, et ce depuis plusieurs années à continuer d’être le moteur du changement pour notre profession. Et si nous parlons d’un point de vue personnel, sans notre réseau de professionnels de la santé au privé bien entendu, que ce soit médecin, podiatre, physio, ergo, masso, acupuncteur, ostéo, kinésio, psychologue et sans oublier les dentistes, et bien nos offres de services ne seraient pas les mêmes.

Voici un exemple; un patient vient consulter parce qu’il a eu un accident de voiture. Même s’il n’a pas besoin de référence médicale, le patient est tout de même référé par son MD. Nous nous rendons compte après l’examen que nous pouvons définitivement l’aider pour son whiplash, mais qu’il aurait besoin d’un suivi avec un physio pour des exercices thérapeutiques et possiblement d’un suivi avec un psychologue pour l’aspect émotionnel de son accident. Souvent en clinique, nous sommes capables d’avoir d’excellents résultats avec les outils que nous avons. Mais, à l’image du hockey et autres sports d’équipe, ça va aussi nous demander de faire une passe à notre coéquipier afin de marquer un but. Et ce but là, ce sont les objectifs de santé de nos patients.

Ceci est une retranscription de l’entrevue radio du Dr Nicholas disponible ici 

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