Chiropratique et collaboration professionnelle

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collaboration-professionnelle-chiropratique-hull-aylmerCeci est une retranscription de l’entrevue radio du Dr Nicholas disponible ici 

Avez-vous déjà entendu parlé du « bonhomme sept heures »? Quand jétais enfant, parfois on utilisait cette technique pour me motiver à aller me coucher. Je n’avais aucune idée à quoi il ressemblait, ni ce qu’il faisait, je sais qu’il était seul et je me l’imaginais vêtu de noir; je dois dire que j’avais une certaine crainte du bonhomme 7 heures. Des années plus tard, à l’université en chiropratique, dans nos cours d’histoire de la profession, on nous avait mentionné que les chiropraticiens avaient déjà été qualifiéde « bone setters » au début des années 1900. Jusque-là tout va bien. Ce n’est que quelques années plus tard encore, qu’un patient en clinique m’explique que le « bonhomme sept heures » est probablement en fait un dérivé québécois du « bone setters », qui faisait sans doute un peu peur aux gens de l’époque.

Je vous explique cette petite anecdote parce que la crainte du bone setter et ses allures de solitaire ont longtemps collé à la peau de la profession chiropratique. Même au niveau légal, les échos que j’entends de mon Ordre professionnel et de l’Office des professions du Québec est que pendant longtemps, les chiropraticiens ne daignaient même pas se rendre aux réunions et que la plupart des dirigeants des autres Ordres professionnels n’avaient même jamais rencontré de chiro. Bien entendu, différentes choses peuvent expliquer ça : le contexte historique, le sentiment d’être pourchassé comme dans une chasse aux sorcières des chiros, la fameuse guerre de clocher dont je vous faisais part la semaine dernière.

Heureusement, cette situation a changé, même s’il existe encore parfois une certaine réticence chez certains patients à consulter un chiropraticien. Et ce changement, qui se fait encore aujourd’hui, se fait d’abord et avant tout sur le terrain dans nos régions/villes. Oui, d’un point de vue légal les lois peuvent changer, et je le répète, c’est ce que l’on espère. Mais si, sur le terrain tous les intervenants en santé ne discutent pas entre eux, au final, les grands perdants se sont les patients.

Je vous parle de collaboration professionnelle aujourd’hui pour vous dire que les chiropraticiens ne sont plus dans leur coin, ou au fond du rang 7 vêtus de noir tel un bone setter, ou absents des rencontres gouvernementales. Nous sommes bien là, et ce depuis plusieurs années à continuer d’être le moteur du changement pour notre profession. Et si je parle d’un point de vue personnel, sans mon réseau de professionnels de la santé au privé bien entendu, que ce soit médecin, podiatre, physio, ergo, masso, acupuncteur, ostéo, kinésio, psychologue et sans oublier les dentistes, et bien mon offre de services ne serait pas la même.

Je vous donne un exemple; un patient vient me consulter parce qu’il a eu un accident de voiture. Même s’il n’a pas besoin de référence médicale, le patient est tout de même référé par son MD. Je me rends compte après mon examen que je peux définitivement l’aider pour son whiplash, mais qu’il aurait besoin d’un suivi avec un physio pour des exercices thérapeutiques et possiblement d’un suivi avec un psychologue pour l’aspect émotionnel de son accident. Souvent en clinique, on est capable d’avoir d’excellents résultats avec les outils que l’on a. Mais, à l’image du hockey et autres sports d’équipe, ça va aussi nous demander de faire une passe à notre coéquipier afin de marquer un but. Et ce but là, ce sont les objectifs de santé de nos patients.

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